Description
relatum Lee Ufan au Palais des Papes
Format : 240 x 336 mm – 32 pages – Reliure cartonnée, cousue – bilingue français-anglais
ISBN : 978-2-490393-51-0
Catalogue d’exposition
Avec les contributions de Olivier Galzi, Corinne Langlois et Alain Lombard
Une coédition avec Lee Ufan Arles
Un très grand artiste dans un très grand monument. Lee Ufan, né en Corée, parti au Japon alors qu’il avait vingt ans, vivant et travaillant entre ce pays, la France et les États-Unis, est devenu l’un des artistes les plus reconnus de notre temps.
Ses oeuvres figurent dans les collections de tous les plus grands musées du monde. Récemment, après des expositions mémorables au Centre Pompidou Metz et au Hamburger Bahnhof à Berlin, il vient d’inaugurer en mai 2026 deux expositions qui lui sont consacrées, place Saint-Marc à Venise et à la fondation Dia Beacon à côté de New York.
Ses liens avec la Provence sont anciens. L’un des trois musées qui sont dédiés à son travail à travers le monde se situe à Arles, à l’hôtel Vernon réhabilité avec la contribution de Tadao Andō. Ce musée inauguré il y a quatre ans présente une large sélection de ses oeuvres et des expositions temporaires régulièrement renouvelées. Lee Ufan a par ailleurs proposé dans la nécropole des Alyscamps à Arles l’une de ses expositions les plus attachantes.
Et il investit maintenant le Palais des Papes, merveille architecturale inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, à l’invitation de la Ville d’Avignon.
Les oeuvres ico présentées offrent un aperçu de la diversité du travail de l’artiste, qui nous propose toujours une expérience unique, faite de simplicité et d’harmonie, de dialogue entre les matières, de philosophie et de poésie. Comme l’indique l’artiste, « le propre de l’oeuvre d’art est d’ouvrir un instant nous faisant sentir la respiration de l’infini ».
« En pénétrant dans cet espace, je ressens une empreinte du temps qui a mûri. En tant qu’artiste et voyageur temporaire dans ce monde, je souhaite ouvrir une brèche dans le flux temporel et révéler l’immensité de l’humanité. À l’ère de l’IA qui cherche à effacer le temps, je souhaite au contraire encourager tout le monde à prendre le temps de s’arrêter. Je suis appelé en un lieu où respirent encore les traces des histoires complexes qui se sont succédé, dans un espace où d’innombrables âmes ont transité. Moi qui m’attarde un instant, je disparaîtrai demain, et d’autres, innombrables, traverseront ce lieu. » LEE UFAN
Qui entre aujourd’hui dans la Grande Chapelle du Palais des Papes ne peut qu’être saisi par la beauté de l’oeuvre qui y est présentée, intitulée Relatum – Primitive Room. Plus de soixante tonnes de plaques d’ardoise y sont déposées, sur 650 m2, selon un ordonnancement bien précis. La force et la dimension spirituelle de cette oeuvre, dont des versions plus réduites avaient déjà été présentées notamment au couvent de la Tourette construit par Le Corbusier près de Lyon et aux Alyscamps à Arles (deux lieux marqués comme la Grande Chapelle par le sacré), prennent dans ce nouveau cadre une autre proportion.
Lee Ufan
Lee Ufan est né en 1936 en Corée, il vit et travaille entre Paris, New York et le Japon. Il est l’artiste théoricien du mouvement d’avant-garde Mono-ha (« l’école des choses »), courant artistique japonais qui se développe parallèlement à des mouvements minimalistes et radicaux. Mono-ha est souvent considéré comme très proche des attitudes et des choix qui ont nourri en Europe l’Arte Povera.
Les sculptures de Lee Ufan se présentent comme des mises en relation de pierres ou de bois choisis dans la nature et de matériaux industriels, tandis que sa peinture tend vers un signe unique, vers la méditation et l’évocation du vide.
















