Käthe Kollwitz, l’oeuvre 1888-1942

Käthe Kollwitz Museum Köln
Traduit de l’allemand par Aude Virey et Jean-Léon Muller

304 pages – 25 x 29 mm
Reliure cousue, couverture cartonnée, embossée, dos en tissu
Prix TTC France : 49 €
ISBN : 978-2-490393-25-1

Ce livre, co-édité avec le Musée Käthe Kollwitz de Cologne, a bénéficié du soutien du Centre allemand d’histoire de l’art / Paris – Deutsches Forum für Kunstgeschichte / Paris.

Première monographie d’ampleur consacrée à Käthe Kollwitz publiée en France, l’une des plus importantes artistes allemandes du début du XXe siècle.

Käthe Kollwitz est unanimement reconnue en Allemagne comme l’une des artistes les plus importantes de la première moitié du XXe siècle, elle reste pourtant aujourd’hui méconnue en France.

Son oeuvre gravé et sculpté frappe par son éloquence formelle, sa puissance narrative et sa virtuosité technique, mais aussi par la constance de son engagement en faveur des plus démunis, en particulier des femmes. Rares sont les oeuvres qui avec autant de sincérité et de force racontent à la fois la joie intime de la maternité et la douleur infinie du deuil, le joug de la misère et l’espoir de la révolte. Le lecteur découvrira des oeuvres poignantes, déchirantes parfois, empreintes d’une grande ardeur, et le parcours d’une femme artiste engagée au talent et au courage exceptionnels.

Son travail reflète les convulsions de l’Histoire, de l’Empire allemand à la Grande Guerre, de la République de Weimar au national-socialisme et à la Seconde Guerre mondiale.

Nous publions ici une monographie qui n’a encore jamais été proposée en France avec une telle ampleur, plus 200 de oeuvres reproduites et de nombreux textes de références rédigés par les meilleurs spécialistes de l’artiste.

À PROPOS DE KÄTHE KOLLWITZ

Käthe Kollwitz (1867-1945) est l’une des rares femmes artistes à s’être imposée de son vivant, même au-delà des frontières de l’Allemagne. Malgré les possibilités de formation limitées pour les femmes et les préjugés qui dominaient alors, elle a pleinement trouvé sa place dans l’histoire de l’art.

Elle acquiert très tôt une grande reconnaissance en tant qu’artiste dans l’Empire allemand grâce à ses deux premiers cycles de gravures, Une Révolte des tisserands (1893-1897) et Guerre des paysans (1902-1908). Ses eaux-fortes, ses litho- graphies et plus tard aussi ses gravures intègrent de son vivant les collections d’institutions artistiques majeures. Dans le même temps, l’artiste voit sa renommée progressivement grandir à l’échelle internationale.

Puis vient la Première Guerre mondiale qui sera pour elle une tragédie personnelle. Son fils cadet Peter, âgé de seulement 18 ans, tombe quelques jours après son incorporation. Dès lors, l’art de Kollwitz s’oriente de plus en plus vers un engagement en faveur de la paix.

Avec la montée du national-socialisme, un changement radical s’opère dans la façon dont l’art est reçu. Les oeuvres de Kollwitz ne sont plus exposées en Allemagne. Il ne reste à l’artiste que le choix d’un exil intérieur.

Käthe Kollwitz est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes artistes allemandes. Deux musées lui sont dédiés, l’un à Cologne et l’autre à Berlin. Bien que présente dans de nombreuses collections publiques internationales et reconnue mondialement, Käthe Kollwitz est peu connue en France et n’a été encore que peu montrée dans les institutions françaises, à l’exception du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.