Simone et moi

Simone Baumann

Traduit de l’allemand (Suisse) par Martin de Halleux et Thomas Ott.

352 pages – 190 x 272 mm
Reliure cousue, brochée, rabats intérieurs
Prix TTC France : 29 €
ISBN : 978-2-490393-22-0


Ce livre est publié avec le soutien du Centre national du livre.

LABEL DÉCOUVERTE JEUNE TALENT FRANCE INTER 2021.

PRIX DELÉMONT’BD DE LA PREMIÈRE OEUVRE SUISSE DE BANDE DESSINÉE 2021.

Cliquez sur l’icone pour les sous-titres en français, en bas de l’écran.

Un choc graphique

En 2015, à dix-huit ans, Simone F. Baumann débute 2067 un fanzine autobiographique qui paraît tous les deux mois.

Ce journal est toujours aujourd’hui, année après année, son travail quotidien. En six ans, elle autoédite une quarantaine de ces petits carnets de 40 pages (soit plus de 1 600 pages dessinées) qu’elle photocopie et vend à ses amis puis à un cercle restreint de quelques dizaines d’abonnés.

Simone est moi c’est 348 pages sélectionnées de ce travail autobiographique en bande dessinée. Six premières années de production rassemblées sous la forme d’un livre, premier volume à découvrir de l’univers si dense et particulier de cette jeune artiste suisse.

Une introspection rare et précieuse, témoignage d’une jeune femme hypersensible qui doit vivre coûte que coûte

À la lecture de Simone et moi nous ne sommes pas simplement confrontés au journal intime de la vie quotidienne d’une jeune femme de 20 ans, mais plutôt au récit d’une témoin de sa génération, à la sensibilité exacerbée, confrontée à la difficulté d’appréhender le monde d’aujourd’hui.

Avec son hypersensibilité, ses angoisses et son humour décalé, Simone F. Baumann nous offre un regard atypique sur sa vie quotidienne et notre société, à la fois clairvoyant, piquant, implacable et empreint d’une sensibilité artistique hors du commun.

Comme elle le dit elle-même, Simone Baumann, à part dessiner, ne fait pas grand-chose dans sa vie. Elle a un chat dont elle s’occupe très bien et un petit appartement à Zurich dont elle arrive à payer tant bien que mal le loyer. Son équilibre de vie se joue chaque jour entre sa main qui dessine et la feuille blanche sur laquelle elle raconte les curieuses expériences de sa vie intérieure.

Avec son langage visuel net et sans fioritures, on ne peut s’empêcher d’inscrire son dessin dans la lignée de George Grosz ou d’Otto Dix qui déjà décrivaient la ville et ses habitants sans compassion aucune, « au scalpel ». L’introspection à laquelle elle nous invite rappelle également le livre Mars de son compatriote Zurichois Fritz Zorn qui décrivait avec la même honnêteté ses tourments et son parcours de vie.

Un choc graphique, une introspection rare et précieuse que nous confie Simone F. Baumann, témoignage d’une jeune femme hypersensible qui doit vivre coûte que coûte, en peu de mots et une multitude de traits à l’encre noire.

Simone F. Baumann

Simone F. Baumann* (aujourd’hui 24 ans) naît en 1997 et passe son enfance à Horgen, près de Zurich en Suisse. Elle quitte le lycée à 15 ans puis intègre deux ans plus tard l’école d’art F+F de Zurich.

À dix-huit ans, elle débute sa série 2067, récit de sa vie sous la forme d’un fanzine. La même année, elle se rapproche du collectif Milk+Wodka, figure de la scène BD underground zurichoise, animé par Remo Keller et Roman Mäder.

En 2017, Simone F. Baumann reçoit le Prix Fumetto du festival de BD de Lucerne pour ses fanzines. Elle rencontre les artistes Julie Doucet, Nicolas Malher et Thomas Ott qui vont l’encourager avec enthousiasme à poursuivre son travail.

En 2019, elle reçoit le prestigieux prix culturel de la ville de Zürich dans la catégorie Littérature. La même année, elle expose ses travaux de 2067 à la Galerie Stephan Witschi à Zurich et publie ses premières planches dans le magazine Strapazin.

En 2020, Simone F. Baumann reçoit la bourse Migros Kulturprocent. En avril 2021, Edition Moderne publie l’édition allemande de Simone et moi (Zwang), suivie en septembre de l’édition française par Les Éditions Martin de Halleux.

* F. pour Floriane.

La presse en parle…

Sélection France Inter des 10 BD de la rentrée
« Pour sa première BD, l’artiste suisse de 24 ans fait preuve d’une maîtrise impressionnante du dessin et de la narration. » Anne Douhaire – FRANCE INTER

Sélection les Inrockuptibles des 20 BD de la rentrée
« Une introspection fantasque et surréaliste » Vincent Brunner – LES INROCKUPTIBLES

Sélection Marie Claire les trois pépites de la rentrée BD
« Un album introspectif choc ! » Anne-Claire Norot – MARIE CLAIRE

« Mais au-delà de l’indéniable talent graphique de Simone F. Baumann, sa maîtrise de la narration est impressionnante. La rythmique créée par l’ordre de publication des numéros de son fanzine est parfaitement orchestrée, tandis que ses pleines pages, véritables tableaux, fourmillent de détails et regorgent de mouvement. Le monde de Simone prend vie sous nos yeux, vous n’avez alors plus qu’à vous y laisser porter. » Thomas Figuères ACTUA BD

Sélection Konbini des 10 BD de cette folle rentrée
« Pondre une première BD à 24 ans avec autant de talent et autant de maîtrise est un fait rare. La jeune suisse Simone F. Baumann impressionne. Près de 350 pages durant, on suit cet alter ego dans ses galères, dans son quotidien, sa dépression, son hypersensibilité, dans de grandes pages assez mutiques et très denses, tout en traits noirs. Très impressionnant. » Arthur Cios – KONBINI

« Son énergie très punk et son trait nous happent littéralement dans cette autofiction expressionniste virtuose. » Sean Rose – LIVRES HEBDO

« Complètement happé par les images, quelle puissance, avec des outils si simple que l’encre et la plume ! » Thierry Bellefroid – RTBF

« Trait punk, furieuse hachures en noir et blanc… l’artiste installée à Zurich ne peut être accusée de complaisance avec elle-même. Abordant des thèmes comme la dépression, son premier livre n’a pourtant rien de sinistre. Au contraire, il émane de cet exutoire une irrépressible rage de vivre.» Vincent Brunner – LE CAHIER DES LIVRES

« Il y a quelque chose de dérangeant dans Simone et moi, et ce qui dérange est l’honnêteté et la franchise avec laquelle les phobies, le désespoir et les cauchemars sont dépeints. L’illustratrice ne se laisse pas abattre pour autant , au contraire. (…) Simone F. Baumann porte en elle le souffle des lendemains un peu plus lumineux. Par sa présence, elle affirme que la relève est assurée, et que la bande dessinée comme outil d’introspection et de partage d’expérience a de beaux jours devant elle. » Marine Bass – LE COURRIER

« Il lui suffit de quelques pages pour dire un moment, poser le décor, saisir toutes les émotions qui y planent. En passant, ce journal intime croque également notre époque et notre société. A chaque épisode, il montre la vie intérieure de Simone, où la souffrance affleure, mais où une force sourd aussi. Car la jeune fille avance, malgré tout. Et c’est beau. » Tamara Bongard – LA LIBERTÉ